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| Feuille-vente de 1917 sur papier GC blanc |
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| 4 janvier - presse 30 |
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| 16 janvier - presse 17 |
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| Feuille-vente de 1917 sur papier GC blanc |
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| 4 janvier - presse 30 |
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| 16 janvier - presse 17 |
Vue en vente ces jours-ci sur internet, cette paire du 3 c. rouge orange YT 278A qui a réussi à attirer quelques enchérisseurs avec son piquage atypique : 45 enchères pour 25 euros !
Le souci, c'est que le qualificatif qui lui convient en réalité est : BIDON !
Ce timbre n'a été imprimé qu'en typographie rotative. La presse Chambon réalisait à la fois l'impression et la perforation, sur des rouleaux de papier gommé, et débitait des feuilles de 100.
Premièrement, il est techniquement impossible de faire passer une 2ème fois la feuille dans la machine pour qu'elle soit à nouveau perforée avec un décalage.
Deuxièmement, la machine perforait dans le même temps la dentelure horizontale et a verticale, contrairement à ce que voudrait laisser croire cette paire, sur laquelle seul le piquage vertical est doublé. C'est bien entendu le piquage vertical non centré qui a été ajouté frauduleusement.
Pour rappel, le peigne qui perforait la bobine ligne par ligne et de bas en haut par rapport aux timbres, avait cette forme :
Si vous regardez attentivement sur le bas, vous remarquerez que les fausses perforations se terminent anormalement.
J'avais déjà rencontré ces autres exemples de falsification, plus réalistes :
Pour obtenir ce que les amateurs nomment un piquage à cheval, ou piquage en croix, il faut que survienne au sein de la rotative un décalage de la bobine de papier tout juste imprimée, dans le sens horizontal, vertical, ou bien dans les deux sens, par rapport à l'appareil fixe responsable des perforations. Ceci était possible avec ces presses rotatives, mais bien moins fréquemment et de façon moins franche qu'avec les presses à plat sur lesquelles la feuille était positionnée manuellement.
Les exemples suivants vous montrent le résultat d'un tel décalage, et vous constaterez qu'il est le plus souvent vertical, du fait de l'avancement un peu aléatoire parfois de la bobine dans la presse :
Retenez que les importants décalages horizontaux sont toujours suspects : le papier était certainement assez bien guidé latéralement dans la presse.
*****
Je vous ai dit qu'il était impossible que la feuille soit perforée 2 fois. Ce bloc tendrait à infirmer cette règle, raison pour laquelle je l'ai acheté, sans réfléchir :
Les perforations sembles authentiques, parfaitement superposables.
Il s'agit bien du type IIA rotatif.
MAIS la perforation verticale décalée n'est pas bien rectiligne, et on voit le résultat sur la droite : la dentelure est assez irrégulière, un peu "ratée"
Bidon également donc. Trop beau pour être vrai !
Même si j'ai un doute : un repli sur elle même de la bobine de papier, que la machine aurait perforé en double épaisseur pourrait peut-être donner un tel aspect, mais je n'y crois pas trop...
******
Il pouvait arriver que le mécanisme de perforation dysfonctionne encore plus, en sautant une ligne ou plusieurs, comme en témoigne l'existence d'authentiques non dentelés accidentels dont je vous rappelle l'extrême rareté en rotatif.
C'est ainsi que ce jour-là de 1931, le bas d'une feuille du 75 c. lilas-rose YT 202 s'est retrouvé non dentelé (les 6 dernières rangées plus précisément) donnant naissance à cette merveille de coin daté unique :
Et cela fait plus de 50 ans que j'attends de croiser l'autre coin de ce bas de feuille, avec le numéro...
Même une photo me ferait plaisir.
Je voulais commencer cet article en vous montrant une jolie page d'album, et j'ai choisi celle-ci car j'ai remarqué que l'on entend assez peu parler de ce timbre discret qu'est le 20 c. brun YT 139 :
Cette présentation permet de mieux apprécier la différence entre un papier normal et un papier G.C. mais là n'est pas le sujet d'aujourd'hui.
J'attire votre attention sur les renseignements figurant dans la marge du bas, et auxquels je m'intéresse au plus haut point, principalement la date d'impression.
La feuille de 1921 a été imprimée le 8 décembre sur la presse 27, dont l'opérateur ce jour-là était identifié par un A, comme tous les amateurs éclairés l'ont appris.
Mais qu'en est-il de cette marque rectangulaire imprimée sur la droite ?
Quelle est la raison de sa présence ?
Pourquoi l'observe t'on sur certaines feuilles et pas sur d'autres ?
PERSONNE NE LE SAIT !
Parfois sa forme diffère : un carré ou un rond. Et toujours de la même couleur que le timbre bien entendu, puisque imprimée dans le même temps.
Nous savons que l'impression se faisait sous la forme d'une grande feuille de 300, ensuite séparée en 2 feuilles-vente de 150 dont les marges diffèrent toujours, précisément à cause de cette séparation : on obtenait en effet une feuille de gauche avec une grande marge à gauche, et une feuille de droite avec une grande marge à droite.
Il m'a fallu quelques années pour réunir les images de 2 demi feuilles imprimées le même jour sur la même presse et par le même opérateur, avec une de droite et une de gauche :
(il s'agit bien du même 50 c. bleu YT 161 imprimé le 25.03.1921, dont les images ne rendent pas la même nuance, et dont la feuille de gauche a été surchargée pour Memel)
Vous remarquerez avec moi que la fameuse marque figure sur la feuille de gauche, et non sur celle de droite.
Je pensais donc lui avoir trouvé une raison d'être : l'atelier pouvait grâce à ce signe distinctif facilement savoir de quel coté de la presse avait été imprimée chaque feuille.
SAUF QUE :
- il lui aurait suffi pour cela de regarder les marges et obtenir le même renseignement
- on connait des exemples pour d'autres timbres sans aucune marque ni à droite ni à gauche
L'explication est donc ailleurs, mais où ?
Toutes vos remarques sont les bienvenues.
En cherchant bien dans mes archives, j'ai pu trouver ces 3 contre exemples où l'on retrouve une marque sur les deux (demi) feuilles de gauche et de droite :
YT 135 du 12.07.1906
YT 135 du 13.07.1906
YT 138 du 02.07.1913 surchargé F.M.
Peut-être ne s'agit-il finalement que de l'empreinte d'une cale sans aucun autre intérêt, utilisée pour fixer les caractères voisins, qui parfois se retrouvait encrée et parfois non ?
Si vous avez des images de semblables bas de feuille comportant une marque et si possible une marge latérale, je vous serais reconnaissant de bien vouloir me les communiquer, afin que je puisse les comparer avec celles que je connais qui sont peut-être du même jour...
Après mon avis de recherche du mois dernier qui, hélas, est resté sans suite, j'avais envie de vous faire partager cette fois-ci une petite trouvaille.
Il s'agit de timbres ayant servi de monnaie, ce qui n'a rien d'extraordinaire puisque dans les années 1920 beaucoup de commerces ou grands magasins ont eu recours à des petits jetons, des petits sachets ou même des carnets de leur fabrication pour faire face au manque de pièces.
Ce modèle de sachet-monnaie n'avait cependant jamais été repéré ni répertorié depuis plus d'un siècle, et ne doit donc pas être si courant que ça :
Sans oublier que la pharmacie en question, si grande fut elle, n'avait rien de comparable avec le Crédit Lyonnais, La Samaritaine ou Le Printemps qui, eux, en ont produit de grandes quantités...
Il lui manque visiblement la partie cartonnée qui servait à protéger les timbres des mauvais traitements puisque les utilisateurs les rangeaient dans leur porte-monnaie tout en leur espérant conserver leur pouvoir d'affranchissement (et donc leur valeur), mais je l'aime bien quand même ce p'tit papier !
Comme toujours
en philatélie (et le carnétisme n’y échappe pas), c’est en s’intéressant aux
timbres d’usage courant que l’on a le plus de chances de faire des découvertes.
En ce qui concerne les carnets et les pubs au type Semeuse, celui qui fait
l’unanimité, et de loin, c’est le 50 c. ligné rouge YT 199.
De la fin 1926 au début 1932 il a régné presque sans
partage à l’intérieur des carnets, avec près de 80 références. Il a été imprimé
en typographie à plat puis rotative, avec quatre types distincts, des centaines
de pubs différentes, et inséré dans une multitude de couvertures différentes, allant
des séries 108 à 264.
Si l’on se fie
au nombre de séries connues pour chaque carnet, le plus courant est le 199 C3 au
type I avec pubs EVIAN x 4, puis vient le 199 C25 au type IIB avec pubs DU x 4.
En effet, aucun collectionneur ne se retourne plus
devant ces deux publicités tellement elles sont courantes. Et ils ont bien
tort !
Un carnet DU x
4 a également été tiré sur les rotatives : il s’agit du 199 C52 au type
IV, et on observe que les deux ont cohabité fin 1929 – début 1930 :
|
Série
|
Carnet |
|
189 |
C25 |
|
190 |
C52 |
|
191 |
C52 |
|
192 |
C25 |
|
193 |
C25 |
|
194 |
C25 |
|
195 |
C52 |
|
196 |
C52 |
|
197
à 200 |
C25 |
En revanche, les pubs EVIAN n’ont pas eu la chance de
connaitre les rotatives. Je pense donc que la pub la plus courante rencontrée
avec notre Semeuse est bien celle pour la Documentation Unique. Ce qui n’est
pas une bonne raison pour la dénigrer.
Le seul qui
s’y soit réellement intéressé semble être le Docteur Jean Braun (un des
fondateurs de l’ACCP) avec son ouvrage de référence paru en 1959.
Comme pour toutes les pubs recensées, il mentionne le
type du timbre, et pour DU à la page 51, il donne leurs positions dans le
carnet ainsi que des différences qu’il a parfois remarquées. Reconnaissons que sa
présentation n’est pas très facile à assimiler, et que des images auraient été
les bienvenues.
Sa numérotation aurait dû nous alerter, et notre
lecture aurait gagné à être bien plus attentive.
Les numéros 276 – 278 – 280 correspondent bien aux
pubs figurant en haut des carnets connus :
Et
l’auteur précise avec un (s) leur position en haut du carnet, comme supérieur.
Sa description est très précise avec des petites différences
visibles entre les cases 1 et 4 du 276,
et entre les cases 2 et 5 du 278.
De la même façon, les numéros 277 – 279 – 281 sont attribués aux mêmes pubs, mais avec un (i) comme inférieur, lorsqu’elles sont positionnées en bas du carnet. Avec les mêmes petites différences.
Il précise même dans sa colonne de droite que ces
trois pubs (i) n’existent qu’au type II contrairement aux trois pubs (s) qui
existent aux deux types II et IV.
Le souci, c’est que PERSONNE n’a jamais vu
depuis cette époque le moindre carnet avec ces pubs en bas !
(
Attention ! ceci est un photo-montage )
Mais si Mr
Braun les décrit si bien, c’est qu’il les a vues ces pubs en bas : il ne
les a pas inventées ! Pas forcément dans un carnet complet, mais peut-être
sur des isolés, neufs ou oblitérés ?
D’ailleurs, lorsqu’il répertorie les carnets à la page
115, il nous donne bien le 103 au type II et le 104 au type IV dont la
composition est identique, et qui correspondent aux 199 C25 et 199 C52, mais ne
mentionne absolument pas l’existence du carnet avec ces fameuses pubs
inférieures.
Cela aurait également dû nous alerter !
J’avoue que
j’ai toujours un peu négligé cet ouvrage à cause de son aspect rébarbatif, au
profit des images dont nous disposons depuis et en couleurs, de tous les
carnets existant, ou presque…
C’est grâce à un de nos membres que je m’y suis
replongé, hélas bien tard, mais je l’en remercie.
Voici le timbre qu’il nous a soumis :
Il s’agit bien à l’évidence d’un type II B imprimé à
la plat, que Mr Braun répertoriait comme 277, et de celui de la case 1 au vu de
la position du U de Unique. Du jamais vu ! Oblitéré en 1931.
Notre cours
ACCP, à la page H-7, répertorie lui aussi ces pubs inférieures en précisant n’en
avoir vu qu’une photocopie du 279, en case 5.
Mea culpa : je n’y avait pas porté attention non
plus ! Et je ne suis certainement pas le seul.
Cela m’a un peu vexé ! Un tel carnet aurait bel
et bien existé, et je ne le savais pas…
Un carnet que personne n’a jamais vu. Mais avec
quelles autres pubs ?
Nous l’ignorons toujours !
Alors, je me
suis lancé dans une recherche désespérée dans mes archives, ma documentation,
parmi toutes les images des carnets du 199 que je possède, et toutes celles que
j’ai pu trouver sur internet.
Résultat : rien ! PAS UN SEUL carnet
contenant ces satanées pubs inférieures. C’est absolument incroyable au vu du
très grand nombre de carnets visualisés, principalement du 199 C25 bien entendu.
Car c’est à
mon avis bien de lui qu’il s’agit.
Comme moi, les collectionneurs en ayant vu passer de
nombreux, avec leurs très courantes pubs DU x 4, n’y ont pas forcément porté
beaucoup d’attention, les ont classés comme des 199 C25, et n’ont peut-être pas
remarqué cette possible disposition anormale des pubs.
C’est
à eux que je lance un appel : regardez les donc mieux, et tenez-moi au
courant !
En effet, si
ces pubs inférieures avaient été au sein d’un autre carnet que celui-là, avec
d’autres pubs, elles auraient obligatoirement été remarquées et signalées
depuis longtemps. Ce qui n’est pas le cas.
Mes recherches
ne sont cependant pas restées vaines, et cela m’a un peu consolé, car je suis
tout de même tombé sur cette stupéfiante bande de 3 :
Peut-être
celle que Mr Braun avait eue sous les yeux ?
Avec
279 – 281 – 277 (cases 2 – 3 – 4 )
Il ne nous
reste donc plus qu’à retrouver cette photocopie du 279 de la case 5 signalée
par l’ACCP pour recomposer une bande de 5. Un appel est donc lancé !
Et à tomber un beau jour, rêvons un peu, sur un plus
grand fragment, voire même et pourquoi pas sur un carnet complet encore
INCONNU !
Cette bande
étant elle aussi oblitérée de 1931, c’est à dire à la fin du tirage du carnet
199 C25 (avec les séries 212 à 221), je formule une hypothèse qui vaut ce
qu’elle vaut : un accident technique serait survenu sur la planche lors de
son utilisation à l’atelier. On aurait alors remplacé la réglette endommagée
imprimant les 5 pubs du bas, par une semblable à celles imprimant les 5 pubs du
haut. Le tirage aurait été un temps relancé, pendant une courte période. Mais
cela n’aurait pas donné satisfaction, la composition n’étant plus conforme à
celle choisie par l’annonceur. Et le tirage aurait été stoppé. Cela
expliquerait la rareté que nous constatons près d’un siècle plus tard.
Bonjour,
tout est dit ou presque dans le titre : je suis à la recherche d'un de ces timbres, en neuf ou oblitéré, bloc, bande, carnet, et même d'une simple image, si vous avez :
MERCI par avance !