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jeudi 20 janvier 2011

Il faut savoir parfois lire entre les timbres...

Ainsi que nous l'avons déjà vu, l'impression des timbres en typographie rotative a été une étape marquante de la fabrication de nos chères Semeuses !

Cette modernisation a permis, entre autres améliorations, de numéroter et dater les feuilles plus précisément, facilitant ainsi leur comptabilité.

La fabrication des carnets a elle aussi, mais quelques années plus tard, logiquement suivi la mode...

L'impression des carnets, rappelons-le, a débuté en rotatif à la fin de l'année 1928.


Dans un premier temps, seule la numérotation a été utilisée, en pleine période du timbre au type Semeuse lignée à 50 c. rouge (au type IV, puis au type IIA en 1931).

Dans un second temps, la date a été ajoutée, fin 1932, mais le type Semeuse avait alors laissé sa place au type Paix.


Les seuls carnets rotatifs datés (et numérotés) au type Semeuse sont ceux du 20 c. lilas-rose (Yvert n° 190) et ceux du 30 c. rouge sombre (Yvert n° 360) qui ont été imprimés respectivement du 21 avril au 20 mai 1937 pour le 190,
et du 17 janvier au 8 février 1938 pour le 360.

Ces carnets sont parmi les plus courants, et donc les plus abordables du type Semeuse.

L'amateur de coins datés et des tirages que je suis, ne pouvait s'empêcher d'essayer de réunir toutes les dates connues, mais ce n'est pas chose aisée pour autant !...


Quelques dates me manquent, donc si vous avez sous les yeux de tels carnets datés, vous savez que je suis peut-être intéressé...

A ce propos, j'en profite pour lancer un autre appel : est-ce l'un de nos lecteurs saurait à partir de quand l'atelier de fabrication des timbres a cessé de travailler le samedi ? et le 1er mai alors ?

Jusqu'à présent, ma collection ne m'a pas encore permis de trouver la réponse...


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Rappelons aussi qu'un tour de cylindre imprimait 2 feuilles-vente de 100 timbres, ou bien 8 carnets de 20 timbres. Les inscriptions figuraient deux fois par tour de cylindre, donc au bas de chaque feuille-vente, et une fois tous les 4 carnets...

* Les deux feuilles vente étaient séparées par un intervalle de la hauteur d'un timbre : cet espace blanc était partiellement occupé par les fameux parallélogrammes que l'on retrouve sur les bords de feuille haut et bas.

En bas à gauche, on imprimait aussi les numéros de feuille, et en bas à droite, la date d'impression. D'ou la dénomination "coin daté" attribuée au bloc de 4 coin de feuille inférieur droit portant la date !

De multiples photos illustrant mes articles précédents vous le confirmeront. Ces inscriptions (numéro et date) sont le plus souvent noires, mais pas toujours, vous l'avez vu !...


* Pour les carnets, on ne peut plus parler stricto sensu de feuilles, ni de haut, ni de bas de feuille, puisque la découpe était réalisée immédiatement lors de la fabrication, carnet par carnet, mais le principe était le même : un espace de la hauteur d'un timbre entre 2 carnets, sur lequel étaient éventuellement imprimées des publicités (et non plus les fameux parallélogrammes) mais toujours le numéro à gauche, et parfois la date à droite.

Cependant, la découpe entre les carnets n'était pas toujours aussi régulièrement réalisée qu'elle aurait dû l'être, et l'on peut ainsi trouver ces inscriptions aussi bien sur le bord de feuille supérieur, que sur le bord de feuille inférieur des carnets constitués.

Ou bien à cheval entre les deux, et c'est assez souvent le cas, ce qui les rend souvent illisibles...

Deux carnets contigus lors de leur impression, peuvent donc comporter chacun la moitié de ces inscriptions, une fois passés sous le massicot.

Leur séparation était d'ailleurs aussi cruelle que définitive : les carnets étaient ensuite vendus à la pièce, et même si un acheteur en prenait deux au guichet de la Poste, on ne lui en vendait pas forcément deux consécutifs, et encore moins forcément deux avec des moitiés d'inscriptions...

Imaginez donc un peu la chance qu'il faut à un collectionneur, pour trouver et réunir deux tels carnets, après plus de 70 ans de séparation !...



Voici donc les deux exemples que je voulais vous présenter aujourd'hui pour illustrer mes propos : chose devenue possible grâce à l'extrême gentillesse d'un grand collectionneur et ami, qui a bien voulu me les céder !

Il s'agit, vous l'aurez compris, de 8 blocs de 4 timbres, provenant de quatre carnets différents, superbement appariés deux par deux.
Avec aussi bien leur numéro que leur date, coupés en deux par le massicot, et situés à cheval entre deux carnets consécutifs.

Joli, non ?


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J'en profite, par comparaison, pour vous présenter ici un autre cas unique dans ma collection :

Il s'agit d'un bloc de 4 coin daté, issu d'une feuille ayant mystérieusement échappé au massicot, et présentant donc comme bord de feuille inférieur, l'ensemble de l'espace situé entre les deux feuilles consécutives. Espace mesurant l'exacte hauteur d'un timbre, et portant même les parallélogrammes et la dentelure des timbres du haut de la feuille suivante !

Spectaculaire aussi !

Du jamais vu ailleurs !

Impossible pour moi d'expliquer comment cela a pu se produire, c'est inexplicable !
Toute suggestion serait la bienvenue...
Je n'ai jamais vu deux feuilles qui n'auraient pas été séparées par la machine après leur impression !
Je ne savais même pas que cela puisse se produire, et pourtant...


Comme quoi, une fois de plus, il fallait absolument connaître les méthodes de fabrication de nos timbres, pour avoir le plaisir de dénicher, et d'apprécier pleinement de si jolies pièces !

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