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jeudi 2 août 2018

J'ai encore appris un truc...


  Tant pis pour ceux qui ne le savent pas, mais la philatélie est une source infinie de connaissances, ce qui en fait un passe-temps à nul autre pareil. Cela devrait être expliqué et montré en exemple aux plus jeunes. L'ouverture d'esprit qu'elle nécessite est une qualité devenue rare qu'il faut encourager à tout prix, d'autant plus que les informations sont à présent facilement à la portée de tous, grâce à internet !

  Par exemple : savez-vous ce qu'est la galalithe ?

Ben... moi non plus jusqu'à ces derniers jours !
Ceux qui ont étudié le grec (s'il en reste !) se mettront sur la piste : gala le lait + lithos la pierre = la pierre de lait. Nous voilà bien avancés !

  Vous me direz que si cet article ne s'adresse qu'aux philatélistes connectés à internet et ayant étudié le grec, il ne va pas passionner grand monde !... Tant pis, je vous ai dit !

Heureusement Google et Wikipédia sont là, bien plus accessibles et illustrés que les vieux dictionnaires poussiéreux de nos études.
On y apprend en quelques clics que : 

La Galalithe (« pierre de lait ») est un polymère thermodurcissable issu de la caséine.

En 1893, Auguste Trillat, un scientifique français, trouve le moyen d'insolubiliser la caséine (protéine du lait) en y rajoutant du formol qui garantit donc sa conservation. En 1897, la découverte est brevetée en Allemagne par Wilhelm Krische et le chimiste autrichien Adolf Spitteler (1846–1940) sous le nom de Galalithe. Son procédé d'obtention a été affiné au début du XXe siècle.
La caséine représente environ trente grammes de matière par litre de lait.
En mélangeant la caséine à du formol et éventuellement à divers colorants, on a donc obtenu la première matière plastique de synthèse, qui a été largement utilisée au début du XXe siècle dans la fabrication de boutons, bijoux, stylos, fume-cigarettes, matériel électrique, et a fourni un substitut meilleur marché à l'ivoire pour les claviers de piano et d'harmonium.
La Galalithe, dure et soyeuse, se travaille manuellement. Elle ne se moule pas, elle se présente en plaques de différentes épaisseurs, en bâtons, ou en tubes. Elle requiert un travail de polissage mécanique ou manuel pour arriver à un aspect brillant. De plus, la Galalithe est un polymère biodégradable.
Elle fut beaucoup utilisée dans les années 1920-1930 pour réaliser des bijoux. 
Il reste cependant quelques boutonniers et un créateur de bijoux qui l'utilisent encore. En effet ses qualités sont là : biodégradable, anti-allergique, antistatique mais surtout sa grande possibilité d'être teinte, il est possible qu'elle refasse son apparition.
Aujourd'hui, la Galalithe est employée par les faussaires pour imiter l'ivoire car son aspect est assez proche.


Nous voici donc un peu plus savants qu'hier !
Mais je vous entends déjà d'ici : pourquoi donc ce sujet bizarre ?
Va t'il nous montrer une Semeuse sculptée dans cette matière ?

Non ! simplement un magnifique carnet que je viens d'adopter, contenant 20 de mes timbres préférés, encadrés par la célèbre publicité pour EVIAN - Source Cachat, assez courante. C'est même le seul carnet de ce timbre que l'on peut qualifier de courant :


Il a été fabriqué et émis fin 1923 - début 1924, mais aura une longue vie jusqu'à l'été 1925, ce qui est exceptionnel pour un carnet à l'époque.

Le tarif de la lettre simple passant à 30 centimes le 15.07.1925, il sera logiquement remplacé par celui-ci, encore plus courant :



  Notre carnet de timbres à 25 c. EVIAN Yvert 140 C 12 se trouve avec de nombreuses et souvent magnifiques couvertures, classées chronologiquement par leur fabriquant en séries numérotées. 

On a déjà répertorié les suivantes : série 43 – 47 – 48 – 50 – 51 – 52 – 53 – 54 – 56 – 58 – 59 – 62 – 63 – 64 – 67 – 75 – 79 – 81 à 89 – 89 B. Mais il en existe peut-être encore d'autres, cherchez bien ! Et tenez-moi au courant en cas de découverte !

  Celle qui nous intéresse est la toute première connue pour ce carnet, datant de début 1924 donc, et c'est elle qui en fait toute la rareté : une couverture de la série 43, exceptionnelle :


Curieusement, la galalithe y a perdu son E final.
Il semble que les deux orthographes soient acceptables.

  La publicité concerne un petit ustensile à la mode que les femmes de l'époque pouvaient facilement ranger dans leur sac à main, au cas où, lors d'une sortie, elles auraient eu besoin de recoudre un bouton ou une déchirure malencontreuse.
  Sur la partie qui ressemble à un arbre à cames, on pouvait enrouler plusieurs échantillons de fils différents. A l'intérieur, on y glissait quelques aiguilles. Et le bouchon de cette couseuse faisait office de dé à coudre. Ingénieux et pratique !

 Elle est "recommandée tout particulièrement à Mesdames les membres de l'enseignement et Directrices d'établissements d'éducation"...

  J'ai même trouvé une photo de cet objet, vendu au même prix donc à peu près à la même époque, mais par un autre fabriquant, et avec un E à galalithe :


Ce fabriquant faisait lui aussi sa pub, mais dans les journaux, pas sur les carnets :


...et sans le E cette fois-ci !



jeudi 19 juillet 2018

Les chevrons vraiment sauvages


 Au sortir de le première guerre mondiale, l'usine Citroën qui fabriquait des obus, a vite su se reconvertir dans les automobiles, et les 2 publicités qui suivent montrent bien l'extraordinaire évolution de la marque (comme de notre société) entre 1919 et 1985 :


  Même s'il est vrai que ces dernières décennies, depuis la mythique DS, aucun modèle révolutionnaire n'a vu le jour, les plus anciens se souviennent du génial créateur André Citroën et de ses innovations ayant pour but de consolider l'image de sa marque, tout en assurant sa publicité dans le monde entier.

  Les plus célèbres sont sans aucun doute les fameuses croisières, véritables expéditions :
-la croisière noire de 1924 à travers l'Afrique, jusqu'à Madagascar
-la croisière jaune de 1931 à travers l'Asie, jusqu'à Saïgon
-la croisière blanche de 1934, à travers l'Amérique au Canada
Toutes sont restées dans les mémoires. La presse et même le cinéma ont largement diffusé à l'époque les fabuleux récits de ces aventures dont le caractère exotique et aventureux assurait le succès.

Internet nous permet aujourd'hui d'accéder en quelques clics à des documents, des images, et des films retraçant ces expéditions épatantes. Je vous laisse donc "surfer" à vôtre guise, et je remercie les sites sur lesquels j'ai puisé quelques renseignements et documents.

  Ce qui est moins connu, c'est que notre Semeuse, en véritable baroudeuse, s'était lancée quelques trimestres auparavant dans l'aventure africaine : la première traversée du Sahara en automobile, de Touggourt en Algérie, là où le train s'arrêtait au bord du désert, jusqu'à Tombouctou au Mali au bord du Niger.

Il s'agit du tout premier Raid Citroën fin 1922 - début 1923 :



  Prenez donc quelques minutes pour visualiser ces films extraordinaires, et vous aurez une idée de l'ampleur, de l'ambition de cette expédition, ainsi que des difficultés surmontées !

Avec images et son d'époque ! :
https://www.youtube.com/watch?v=0m1DXMhquZ8

Avec un commentaire moderne :
https://www.youtube.com/watch?v=EYWRlmhpi6g

Ou bien sans le son :
https://www.youtube.com/watch?v=7HDgRd0ARQE



Deux explorateurs ont laissé leur nom dans l'histoire : 
George Marie Haardt et Louis Audouin Dubreuil
mais ils n'étaient pas seuls !

  La mise au point des 5 automobiles (autochenilles Kegresse B2) choisies pour effectuer cette traversée périlleuse de 3200 Km (et même le double puisque voyage aller / retour) a dû mobiliser toute l'entreprise pendant de longs mois.


Pas question de rencontrer un échec ! Absolument tout devait être entrepris pour assurer le succès, prouver et vanter au mieux les qualités des véhicules de la marque, et des chenilles.


Des modèles réduits à l'échelle 1/10ème ont même été fabriqués pour faire également rêver les riches enfants de l'époque :

Cet exemplaire de 1923 vendu récemment, bien conservé,est devenu
particulièrement rare de nos jours, et estimé 15-20000 euros !


  La mission et les autos, passant par Marseille fin novembre - début décembre, emportaient donc du courrier, vous l'aviez compris, et cette première liaison postale transsaharienne a bénéficié d'un cachet spécial :
POSTE TRANSSAHARIENNE AUTOMOBILE
Il a été apposé à l'encre bleue, sur un nombre de plis qui reste inconnu (de moi en tout cas) en date du 17 décembre 1922, jour du départ de Touggourt.

Tous sont arrivés à Tombouctou le 7 janvier 1923, et sur l'un des films ci-dessus, on voit même le chef de l'expédition remettre solennellement ce premier courrier aux autorités :

Étonnant, non ?

Si on pouvait zoomer, on y verrait notre Semeuse !
Une bleue à 25 centimes : ma préférée !
Je n'ai jamais vu utilisé un autre timbre que celui-ci sur ces courriers.

  On ne peut pas dire qu'ils sont rarissimes car beaucoup ont été précieusement conservés, mais on n'en trouve pas tous les jours non plus... Même si je vous en montre plusieurs ici.
Un agent postal était souvent l'expéditeur et/ou le destinataire. Ou un député !


  Curieusement, les philatélistes d'aujourd'hui remarquent (surtout moi !) que ces timbres sont toujours issus des carnets en vente à l'époque : il faut croire que cette présentation avait été jugée très pratique pour les emmener en voyage !

On rencontre des 140 au type I B (carnets émis en 1921) :


Mais aussi au type II (carnets émis en 1922) :


Certaines lettres ont ensuite poursuivi leur périple vers Kayes 1600 Km plus loin, avec arrivée le 10 février, mais pas la mission, déjà repartie en sens inverse :



Ou vers Bamakou 1000 Km plus loin que Tombouctou :


Peut-être bien qu'un philatéliste faisait partie de l'équipe, constituée uniquement d'hommes de grande qualité ? En tout cas, la poste avait pris la chose au sérieux !


  Ce document nous apprend qu'André Citroën (posant devant la carte) et son directeur général des usines G.M. Haardt ont fait réaliser durant toute l'année 1922 des essais en métropole puis en Algérie, cumulant 20000 Km "sur les terrains les plus difficiles" : on ne rigolait pas avec la fiabilité !

Une chienne leur a même servi de mascotte.


Le journal l'Echo d'Alger nous permet de suivre presque jour par jour cette épopée :


  La lettre qui suit est assez mystérieuse : bien qu'elle porte une mention qui aurait dû lui valoir de faire partie du voyage, son cachet d'arrivée au Cameroun le 8 janvier n'est en aucun cas compatible avec notre raid : bizarre, vous avez dit bizarre ?

Aurait-elle pris l'avion pour aller aussi vite ? Non : plutôt le bateau ?
(à ma connaissance, il n'y avait pas de ligne aérienne à cette époque)

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  On trouve, rarement, de jolies cartes, pour le trajet retour de Tombouctou à Touggourt, 
du 29 janvier au 7 mars 1923, qui portent le même cachet mais en noir 
Poste Transsaharienne Automobile, daté du 31 janvier. 
Le cachet faisait donc partie du voyage. Mais pas l'encre bleue !
Elles sont évidemment affranchies avec des timbres locaux :


A votre avis, est-ce que ces cartes signées par Audouin Dubreuil lui-même
et fabriquées à dessein, ne se trouvaient pas justement
à l'intérieur des enveloppes ayant participé au voyager aller ?
Pourquoi pas ? Qui sait ?
Moi, l'idée me plait bien.

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   Toujours est-il que la remise en vente ces jours-ci d'une lettre ayant suivi le même parcours, mais sans avoir reçu le cachet bleu "officiel" m'a interpellé.

Je l'avais déjà vue, mais pas achetée. Son prix ayant baissé, j'ai finalement craqué !

  Elle a été postée le 11 décembre à Nice, par ce Monsieur Raymond Séguy lui-même, adressée en poste restante. Ceci afin d'être sûr qu'elle lui soit retournée ensuite, puisqu'il aurait été bien incapable d'aller la retirer là-bas, une fois parvenue si loin de la promenade des anglais !
D'où la mention "non réclamé".

Elle est bien arrivée à Tombouctou, comme en témoigne le cachet du 8 janvier 1923, puis repartie comme le reste de la mission vers Touggourt pour revenir à Nice après plus de 3 mois de voyage :


Ce qui fait pour ma collection un joli RETOUR A L'ENVOYEUR de plus, et un bon argument pour moi pour vous raconter cette belle histoire !

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En revanche, si jamais vous croisez cette lettre ayant suivi la croisière noire
et vue il y a longtemps dans une revue philatélique, faites-moi signe SVP !...
Pas de cachet spécial cette fois-ci.


J'adooooooooooooooooore !


jeudi 21 juin 2018

Un record de raccords !


  Croyez-moi, ce n'est pas tous les jours que l'on voit ça 
dans une vie de philatéliste !

  Nous avons déjà montré ici plusieurs de ces jolies variétés où l'impression des timbres s'est faite au niveau d'un raccord de papier.
  Des grosses bobines de papier déjà gommé alimentaient les presses, et, pour ne pas interrompre le fonctionnement de la machine à chaque fin de bobine, on les raboutait l'une à l'autre.
Ceci se faisait avec un chevauchement des deux extrémités de chaque bobine, collées l'une à l'autre.
Cela pouvait aussi survenir après une déchirure accidentelle du papier.

  Parfois, la "réparation" était signalée à l'intention des contrôleurs, à l'aide d'une petite bande de papier coloré, appelé "sonnette". Normalement, ces feuilles auraient dû être retirées de la circulation, puisque défectueuses. Mais quelques unes ont échappé à toute vigilance, et ont pu être vendues dans les bureaux de poste. Ou bien mises de coté...

 On trouve le plus souvent des paires verticales ou des blocs de timbres avec cette impression sur raccord, les feuilles ayant été débitées soit aux guichets pour les clients, soit ultérieurement à l'attention des collectionneurs.

Rien n'empêchait d'utiliser ces timbres pour l'affranchissement, mais on en voit très rarement ayant servi sur du courrier !

Quelques rares carnets sont également connus avec cette variété.

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  Un ensemble exceptionnel de plusieurs dizaines de feuilles entières vient d'être mis en vente ces jours-ci, et dans ma belle ville de Marseille qui plus est !

Incroyable ! 94 feuilles de timbres assez courants des années 1947 à 1965 et même 3 carnets entiers, toutes et tous avec un raccord : du jamais vu !
Ensemble que l'on ne reverra jamais plus, maintenant qu'il a été dispersé pour le plus grand bonheur des collectionneurs d'aujourd'hui et de demain.

  Il avait été mis de coté et soigneusement conservé depuis toutes ces années-là par un philatéliste averti, certainement bien introduit auprès de l'imprimerie à l'époque...
Ce sont ses descendants qui ont fini par décider de s'en séparer.

  Vous pensez bien que je me suis déplacé pour assister à la vente, d'autant plus que 3 feuilles de la Semeuse de Piel émise pour fêter le nouveau franc, faisaient partie du lot...

  Malheureusement pour moi, plusieurs grands marchands parisiens étaient également sur le coup : tous les lots ont été vendus, entre 300 et 500 euros pour la plupart des feuilles (+ 27% de frais).
Bien d'avantage pour certaines plus spectaculaires ou plus recherchées, dont celles de ma chère Semeuse !
Curieusement, la plus disputée a été celle de la Marianne de Cocteau.

  Si vous voulez vous rincer l’œil, allez donc feuilleter le catalogue de cette vente historique, tant qu'il est disponible sur internet :

http://leclere-mdv.com/html/index.jsp?id=91245&lng=fr&npp=10000

  Vous y verrez la grande diversité de ces raccords : plus ou moins larges, plus ou moins visibles au recto ou au verso, horizontaux ou en diagonale, parfois assez discrets du coté des timbres, et parfois au contraire responsables d'une altération franche de l'impression.

15 de ces feuilles portent une de ce fameuses "sonnettes", de couleur rose ou orangée, soit environ une sur six. Cela nous donne une idée de la relative rareté de celles-ci, présentes donc sur environ 15% des raccords.

Sur 3 des 94 feuilles seulement, la "sonnette" placée sur les bords du coté gomme, revient sur le devant, du coté timbres, pour être encore plus visible : c'est dans ce cas que l'impression des timbres pouvait se faire sur cette sonnette, ce qui est très spectaculaire.
Les feuilles ainsi marquées devaient forcément être toutes retirées lors des contrôles : pas moyen de les rater !
Comme sur cet exemple de la Marianne de Muller :

Comme ces "sonnettes" n'étaient pas toujours bien collées, elles pouvaient tomber ou être facilement retirées, laissant alors un gros manque d'impression, encore plus apprécié des amateurs de variétés !

(Feuille vue dans une autre vente)

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  Concernant ma Semeuse, j'ai la chance d'avoir dans ma collection 2 jolies feuilles sur raccord, que voici :

 L'un est assez discret (il se situe au milieu de la feuille)...

...alors que l'autre est particulièrement remarquable !

Mais, concernant celle en nouveau franc, je n'avais que cette paire, assez moche :


  Vous comprendrez donc aisément que l'une de ces deux feuilles, mises à la vente mardi, m'aurait bien fait plaisir, avec raccord en diagonale :



Au verso, on comprend que la colle utilisée dans ces cas-là laissait une marque tellement franche que la mise en place d'une sonnette était inutile.



Impossible de croire que ces feuilles aient pu se faufiler jusqu'aux guichets de la poste !

  Hélas, malgré toute ma bonne volonté, elles ont réussi à échapper toutes les deux à ma collection.
Tant pis ! J'ai été obligé d'abandonner les enchères, car il faut savoir se fixer des limites à ce jeu, auquel on se laisse volontiers prendre...
Parties pour la rue Drouot pour + de 1000 euros chacune.

En revanche, j'ai réussi à capturer la troisième qui était proposée, et pour moins cher.


Il est vrai qu'elle est moins spectaculaire avec un raccord assez peu visible, même au dos.


Et peut-être même que celle-ci  a été honnêtement vendue au guichet en 1960, elle ? Qui sait ?...

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  Quant aux trois magnifiques carnets, je vous laisse le soin de les découvrir par vous-même car il s'agit des Mariannes de Gandon et Decaris.

L'un est extraordinaire ! Avec un raccord prenant toute la hauteur du carnet : unique !
Un ami m'avait chargé d'enchérir à sa place, mais là encore j'ai été battu : c'est raté !

"Peuchère !" dit-on par ici.

Vous ne devriez pas tarder à les voir passer dans un superbe catalogue de vente parisien.
Mais plus chers. Dommage !

De toute façon, moi je préfère Marseille !


C'est autre chose que la rue Drouot, non ?