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vendredi 19 avril 2013

Surcharge Grand Liban : Une bien curieuse idée !

Ce timbre surchargé en 1924 présente la particularité d'avoir conservé depuis ses bords de feuille.

Et ceci nous permet d'observer avec un grand intérêt la trace d'un relief (ou foulage) d'une impression dite "à sec" de la surcharge sur ces bords de feuille.

L'inversion que l'on voit de cette surcharge sans encre, ainsi que le pli du papier, prouvent que ces bords de feuille ont été repliés sous le timbre au moment de l'impression de cette surcharge sur le timbre, avec de l'encre bien entendu.

De plus, la surcharge est renversée, ce qui ne gâte rien !

C'est amusant, et en tout cas une bien curieuse idée, non ?

A moins qu'il n'ait été indispensable de le faire, pour des raisons de format de ces panneaux ou de ces feuilles devant être surchargés, qui ne seraient pas rentrés dans la "machine" à surcharger sinon...

Qui sait ?

jeudi 24 janvier 2013

Le Levant soulève un problème !


  Notre chère Semeuse, après la première guerre mondiale, s'en est souvent allée voyager et surtout servir au Proche Orient, notamment en Turquie, pour le service postal civil qui desservait la commission interalliée.

Ceci à partir du mois d'août 1921, et jusqu'en juillet 1923.

  Deux ans de bons et loyaux services, qui ont nécessité au total 10 valeurs différentes de timbres, surchargés uniquement de leur nouvelle valeur d'affranchissement en Piastres et en Paras, ce qui était la monnaie locale d'alors, et sans autre indication de pays. Curieuse idée, d'ailleurs...

Trois séries différentes ont été émises.
Les timbres des deux premières émissions sont assez courants ( Yvert n° 28 à 34 ) et ont été surchargés à Paris, typographiquement en feuilles de 150.

Mais la troisième série est la plus rare, car décidée et fabriquée sur place, pour faire face aux besoins du service qui venait à manquer de certaines valeurs.

Les surcharges ont été apposées à la main ( Yvert 38, 39 et 40) et en quantités bien moindres :
entre 3000 et 7500 exemplaires de chaque valeur seulement furent créés durant les 5 ou 6 jours de pénurie !



C'est dire si les paires avec millésimes de ces trois timbres sont rares : il en a existé entre 60 et 150 !
Et que dire des panneaux de 50 ?






Jolis, non ?

Les tampons ayant servi aux surcharges ont bien entendu été détruits lorsque l'approvisionnement a fini par arriver de la capitale.

  Le caractère manuel de ces surcharges est à l'origine de quelques rarissimes erreurs de surcharges, dont la plus célèbre est celle qui concerne le n° 40 :
il s'agit du 35 c. violet, qui, au lieu de recevoir sa surcharge normalement prévue de 7 Piastres 20 paras, va recevoir par inadvertance celle prévue pour le n° 38 de 1 Piastre 20 Paras.

Il faut dire que la différence n'est pas énorme entre les deux surcharges, et l'on peut aisément comprendre que la faute ait pu être commise, pour le plus grand bonheur des philatélistes que nous sommes !

Une grande rareté venait de naître ! ( Yvert n° 40 a ) :
Tirage connu = 30

En effet, l'employé responsable a fini par s'apercevoir de sa bévue, et a aussitôt rectifié le tir.
Trente exemplaires seulement ont reçu la mauvaise surcharge, ce qui en fait une des plus grandes raretés de notre collection Semeuse !

On sait qu'il existe d'exceptionnelles paires verticales composées des deux valeurs, avec l'erreur en haut :

10 paires existantes possibles au maximum ! Certainement moins !


On en avait déduit que l'erreur touchait les 3 premières rangés de 10 de la feuille, et donc qu'il devait bien exister quelque part une UNIQUE paire avec millésime ! 

Nous l'avons longtemps cherchée, en vain, et puis finalement elle est sortie de sa cachette !

Mais, hélas, pour se vendre un jour "chez Roumet" comme on aurait pu s'y attendre...

Et nous n'avons même pas pu nous en approcher ! Pas moyen de se l'offrir à l'époque !

Alors on en a conservé la photo, pour rêver un peu :
( papier GC de 1918 )


En se disant : "Quel dommage que la paire ait été coupée en deux de la sorte !"

Et même : "Faut-il être c.. pour faire ça !"

Et bien NON : la personne à l'origine de ce sacrilège n'était pas con du tout !

Elle était même à mon avis tout à fait honnête, ce qui légitime encore plus cette splendide variété, et prouve à mon avis qu'elle n'a absolument pas été fabriquée volontairement pour faire plaisir aux philatélistes, ce qui était bien souvent le cas hélas, mais bel et bien par mégarde ! Ce qui la rend si attirante !

En effet, si la paire millésimée avait été composée de 2 timbres avec surcharge erronée, et que l'on ait voulu faire plaisir aux collectionneurs, elle n'aurait jamais été coupée en deux !
Personne ne pourrait le croire.
Or quelqu'un l'a fait.

C'est donc, probablement, que l'autre timbre de la paire avait été revêtu de la bonne surcharge, lui, et que les timbres erronés ont été mis à part, alors que les autres pouvaient tout à fait être utilisés, eux !

Je vous rappelle que l'on en manquait justement de ces timbres à 7 piastres 20 Paras ! 

Ceux avec la mauvaise surcharge se retrouvant être violets au lieu de rouges, ont bien dû être mis de coté.
C'est inévitable.
Et c'est d'ailleurs pourquoi l'on sait depuis qu'il n'en existe que 30. Ou que l'on croit savoir...


L'autre hypothèse serait de penser que la surcharge en question a été apposée sur des blocs de 25 timbres.
Cela s'est déjà vu, pour les premiers surchargés de Syrie par exemple.
Mais deux panneaux de 25, l'un avec l'interpanneau à droite, et l'autre avec l'interpanneau à gauche.
Bizarre !

De plus, les panneaux de 50 vus plus haut vont à l'encontre de cette hypothèse.

Autre possibilité : la surcharge erronnée a été apposée sur les trente premiers timbres oui, mais pas forcément sur les 3 premières rangées de 10 d'une feuille : pourquoi pas sur les 30 premiers timbres de gauche d'une même feuille ?

Et bien NON : 

A notre plus grande surprise, nous avons vu un jour sortir cette autre merveille, toujours "chez Roumet".
Et qui vient briser notre rêve d'antan !
Et qui n'est pas du tout l'autre moitié de notre premier millésime !

Il n'existe donc pas un seul et unique millésime de ce fameux n° 40 a, mais bien deux demi ! Ou plus ?

Bien fait pour celui qui m'a empêché d'acheter le premier à l'époque, en croyant comme moi s'offrir une pièce unique ! 

Il ne lui reste plus qu'à acheter le second...
Ce n'est pas moi qui l'ai en tout cas.

Ce second timbre prouve que l'erreur n'a pas été commise sur les 3 premières rangées de 10 d'une même feuille. Sinon, il ne pourrait exister 2 interpanneaux différents avec le millésime.
C'est déjà pas si mal comme renseignement !

On est à peu près certain qu'il n'existe donc pas dix paires verticales 40 + 40 a.
Cela me rassure car j'en ai une.

Ou bien est-ce que les surcharges ( faites à la main souvenez vous ) ont été apposées sur de petits blocs de ce 35 c. violet dont l'employé disposait ce jour là, et qu'il ne s'est trompé que sur une partie d'entre eux ?

A moins que l'erreur ait été commise sur plus de trente timbres ? On ne le saura jamais.

Qui a décrété qu'il n'en existait que 30 ?
Celui qui a commis l'erreur probablement, et nous avons vu qu'il paraissait honnête...

A moins qu'un des deux timbres millésimés ne soit faux ?
L'expert en question, que j'ai contacté, vous vous en doutez bien, est formel : les deux surcharges sont bien authentiques !
Difficile pour lui de dire le contraire de toute façon...

Et un mystère de plus à éclaircir, un !

N'hésitez pas à me contacter pour me donner votre avis.
Ou bien même si vous voulez un jour vous offrir un de ces 30 fameux timbres,
 que l'on surnomme depuis l'erreur du Levant...







lundi 22 octobre 2012

Une trouvaille !



  Nous avions vu, il y a quelques mois, une spectaculaire et bien curieuse anomalie de piquage dont avaient été victimes quelques carnets rotatifs du 50 c. Semeuse lignée.

  Un célèbre site de ventes sur internet nous a récemment permis d'admirer ce joli carnet au type II B, imprimé à plat au cours de l'été 1929, présentant la splendide variété que voici !

Il s'agit d'un carnet haut de feuille. Issu de la série 175 RP (pour les amateurs spécialistes).

Les dix timbres du haut sont non dentelés, attenant à dix autres timbres normaux.

Les dix paires verticales qui le composent sont toutes différentes qui plus est, du fait de leurs publicités variées, mélangeant anchois,cornichons et les produits de beauté.

C'est peut-être le seul exemple de carnet que vous aurez l'occasion de voir, et qui illustre à merveille le fonctionnement du "peigne" servant à denteler les feuilles imprimées à plat : celui-ci se déplaçait de haut en bas rappelons-le.
Il a ici tout simplement sauté une rangée de timbres.

  A noter que ce type d'accident n'arrivait pas toujours au niveau de la première rangée de timbres d'une feuille, mais pouvait tout aussi bien survenir en plein milieu de celle-ci, comme en témoigne ce bloc :


On voit bien que la dentelure reprenait ensuite son cours au niveau de la rangée du dessous.
Comme si de rien n'était...

Cette anomalie a pu passer facilement inaperçue aux yeux des contrôleurs, une fois le carnet placé dans sa couverture, et il s'est alors retrouvé à la vente aux guichets de la poste, contre la somme de 10 francs de l'époque.

Puis entre les mains d'un heureux acheteur qui a eu la bonne idée de ne pas le découper !

Tant pis s'il a dû en racheter un autre pour affranchir son courrier !
Il n'a pas fait une si mauvaise affaire !

Et tant mieux pour les différents collectionneurs entre les mains desquels le carnet a dû passer depuis...


   J'avais eu la chance d'admirer il y a fort longtemps, à Monaco, l'exposition d'une partie de la collection de Monsieur Françon, qui présentait un carnet similaire, mais avec des publicités différentes : D.U. pour la revue Documentation Unique.

Unique comme ces deux carnets...

J'en avais même pris, et conservé depuis, une photo avec mon appareil sans flash, à travers la vitrine de l'exposition. C'était peut-être formellement interdit, et je m'en excuse aujourd'hui, mais de toute façon sa qualité médiocre n'est pas digne de figurer ici.
Cette photo a toutefois le mérite de témoigner de l'existence d'au moins un autre carnet à moitié non dentelé.

Sauf si il a été découpé depuis...

Quelqu'un l'a t'il vu depuis ?
Entier ou bien sous forme de paires verticales ?

samedi 28 juillet 2012

Oups ! j'ai fait une fausse manoeuvre !



Désolé, mais si vous souhaitez voir mon dernier message, il va vous falloir aller le lire un peu plus bas, comme si c'était en fait mon avant-dernier !.....

A votre avis, magouille ou trouvaille de Castellorizo ?


Cette petite île de la mer Egée, proche de la côte Turque a accueilli en 1920 certains de nos chers timbres au type Semeuse qui ont dû être surchargés pour y servir, suite à la décision du gouverneur militaire de l’île, le lieutenant de vaisseau Terme, commandant alors la base navale.
Un arrêté du 22 juin donna naissance à la première émission comportant 6 valeurs (timbres à 5, 10, 15, 20, 25, et 30 centimes) surchargés O.N.F. Castellorizo (pour Occupation Navale Française).

Les 10 et 25 c. Semeuse sont assez courants, alors que les 4 autres sont très rares.
Cette surcharge était apposée à plat, par blocs de 25 timbres, sans les millésimes, et était de couleur noire ou rouge selon la couleur du timbre.
La valeur qui nous intéresse aujourd'hui est celle à 5 centimes (Yvert n° 137) :


 
Une deuxième émission lui fera rapidement suite le 26.08.1920, à partir de timbres apportés de France par le navire « La Provence », à bord duquel ils ont été surchargés grâce à un nouveau cachet fabriqué sur place : cette fois-ci il a été décidé O F Castellorizo (pour Occupation Française).
Quatre valeurs seulement : 5, 10, 20, et 25 c. dont le tirage ne serait que de 500 exemplaires pour chaque valeur !

Sur le même 5 centimes, la surcharge n'est plus rouge, mais noire :

Remarquez le Z toujours à l'envers sur cette surcharge.

Elle existe aussi inversée, apposée de bas en haut.

Les timbres sont sur papier G.C.

Et l'on connait de très rares millésimes de cette émission (9 pour 1919 avec ce 5 centimes).


Là où cela devient intéressant, c'est que pendant la période qui a précédé l'arrivée des timbres au type Semeuse, on avait utilisé des timbres de France ou du Levant, surchargés en noir ainsi

B.N.F. Castellorizo (pour Base Navale Française).
Cependant, personne n'avait jamais signalé l'existence de cette première surcharge de Castellorizo sur des timbres au type Semeuse !

C'est pourquoi mon sang n'a fait qu'un tour l'autre jour, en voyant cette jolie paire avec millésime proposée à la vente sur internet :


Le papier est bien un G.C. et le millésime bien de 1919.

La surcharge ressemble beaucoup à celle connue sur d'autres timbres, bien qu'on la voie d'habitude plus finement imprimée, moins empâtée.
Alors, d'après vous, est-ce une merveilleuse découverte, un chopin comme l'on dit ?
Ou bien une vulgaire supercherie, une fausse surcharge sur de vrais timbres ?
Toujours est-il que j'avais décidé de l'acheter, car le prix proposé était faible, et même pour le coté purement anecdotique, j'étais preneur.

Avec malgré tout l'arrière pensée de peut-être faire une belle affaire !...
Car, enfin, soyons logiques : pourquoi donc un faussaire se serait donné la peine de créer un faux, alors qu'il n'existe pas d'original connu de ce timbre avec cette surcharge ? ? ?
Personnellement, c'est ce qui me poussait à croire à son authenticité !

Toujours est-il que le sort m'a joué un sale tour : au moment d'enchérir, dans les dernières secondes de la vente, mon ordinateur a été victime d'un "bug", et mon enchère n'a pas été prise en compte !

Faisant le bonheur d'un autre collectionneur pour quelques euros...
J'enrage encore !
Sachez tout de même que l'île avait été évacuée par les autorités Françaises le 21.08.1921, pour être confiée aux Italiens.



Semeuse cherche explications sur ce tarif


Presque tous les philatélistes connaissent fort bien ce timbre à 10 c. vert au type Semeuse avec ses inscriptions maigres, répertorié dans nos chers catalogues sous les numéros 188, 188 A, et 188 B selon qu'il est accompagné ou non de sa bandelette publicitaire (au-dessus ou au-dessous) portant les fameuses publicités Phéna ou Minéraline.


La plupart d'entre eux sait sûrement aussi qu'ils proviennent de carnets de 10 timbres.
Carnets dits "privés" car fabriqués par La Poste à la demande de deux laboratoires pharmaceutiques, qui les ont eux mêmes distribués gratuitement, entre autres à leurs correspondants, souvent des médecins.

Les avantages de leurs produits étaient vantés sur les couvertures des carnets en question.

Les médecins étaient libres d'utiliser les timbres pour leur usage personnel, mais surtout, et c'était le but de l'opération, ils pouvaient commander ainsi par courrier et sans aucun frais les produits commercialisés.
 
C'est le cas de la présente carte postale, carte également distribuée par le laboratoire d'ailleurs.

En 1926, ce sont les laboratoires Mauchant qui ont lancé l'idée avec les carnets Minéraline, puis les laboratoires Phéna ont fait de même en 1927.
L'encre des deux n'est pas tout à fait semblable : plutôt vert-jaune pour le Minéraline et plutôt vert-bleu pour le Phéna.

En revanche, nul ne sait pourquoi il a été décidé de ressortir des placards le vieux modèle de Semeuse dite maigre, qui avait été utilisé entre 1906 et 1910, sous la forme de feuilles et de carnets de 20 timbres.
Quelle drôle d'idée !

Surtout que le 10 c. vert au type Semeuse camée dite grasse était déjà bel et bien né à cette époque, en feuilles à plat ou rotatives, en roulettes à plat ou rotatives, et aussi en en carnets de 20 timbres...

L'initiative Minéraline ayant eu du succès et étant passée +/- inaperçue des philatélistes d'alors, le nombre de carnets conservés entiers est bien moindre que pour son homologue Phéna, d'où la différence de valeur aujourd'hui, alors que les tirages respectifs sont à l'inverse.

Ces timbres ne sont vraiment rares que bien centrés.

Ou bien encore plus rares sur document d'époque non philatélique ayant circulé ! Rarissimes !
Je crois même que l'on peut compter sur les doigts d'une main les Minéraline ayant ainsi servi...

Sur certains d'entre eux, à la case 5 située en haut à droite du bloc de 10, donc toujours avec coin de feuille, le R de REPUBLIQUE a la forme d'un P.

Pour illustrer la demande qu'ont suscitée les timbres Minéraline, voici un document rare de 1927, signé de la main du Dr Mauchant lui-même, répondant à un médecin lui faisant la demande d'un de ses carnets, et auquel il n'a pu fournir qu'un timbre :

Il s'agit d'une pièce exceptionnelle !

Mais revenons à présent à l'interrogation qui a motivé la rédaction de cet article :

Pourquoi donc cette carte est elle affranchie à 30 centimes ?

Est-ce que le tarif normal n'était pas de 40 centimes ?

L'année n'est pas bien lisible sur le cachet.

MERCI de vos commentaires ou réponses, toujours bienvenus !


mercredi 2 mai 2012

Coins datés, variétés et raretés : ça rime aussi parfois !


Nous avions vu il y a quelques jours, de jolies variétés au type Semeuse, datant des premières années de l'impression rotative. Les techniciens de l'époque avaient, nous le reconnaissons, bien des circonstances atténuantes pour expliquer les dysfonctionnements de leurs machines !

Quarante années plus tard, la modernisation étant passée par là, la Semeuse est à présent en nouveaux francs, et les timbres sont imprimés en deux couleurs, donc en deux temps.
Les variétés d'impression ou de piquage sont devenues bien moins fréquentes.

Ce coin daté m'a été proposé en raison du léger décalage de l'effigie rose par rapport au fond turquoise.
Rien de bien spectaculaire ni de bien rare, donc pas trop cher...

Mais il s'agit en fait bel et bien d'une vraie rareté, non pas à cause de cette amusante variété, mais à cause de sa date d'impression !

En effet, ce timbre a été imprimé par intermittence de la fin de l'année 1959, en prévision du passage aux nouveaux francs, et pour marquer le coup comme l'on dit, jusqu'à la fin de l'année 1964.
Les rendements élevés des rotatives modernes font que ces coins datés ne sont pas rares du tout.

Seuls les amateurs de coins datés savent qu'il y a eu 25 tirages ou parties de tirages pour ce timbre.

Un seul tirage n'a duré qu'une seule journée :
il s'agit du le premier tirage identifié par les galvanos I+L, qui a été imprimé en date du 29 mai 1963.

Et voilà ! On pense vendre une jolie petite variété, et on achète en fait une jolie rareté !

Encore fallait-il s'intéresser aux coins datés pour ne pas la laisser passer...