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vendredi 8 novembre 2013

En voici déjà une !

Quand je vous disais qu'un album quelque part devait bien renfermer une de ces couvertures de carnet à 10 c. rouge, je ne pensais pas que la trouvaille serait si rapide !


Ici avec le bas d'un chiffre 2 !

Et une jolie pièce de plus, pour les amateurs, que l'on doit trouver pour quelques euros !...

Assez rare qui plus est !

Toujours pas de 3 en vue ?

lundi 28 octobre 2013

Même les couvertures de carnet les plus tristes...

...peuvent se révéler finalement intéressantes !

  Si les collectionneurs de carnets de timbres sont "si nombreux" de nos jours, et si les administrations postales continuent à nous en fabriquer de toutes sortes, c'est certainement, il faut bien le reconnaitre, parce qu'ils sont souvent assez attrayants.

  Que ce soit en raison des timbres qu'ils renferment, souvent imprimés sous un format bien particulier, parfois à un type bien spécifique, avec ou sans pub ou date sur leurs bords, ou bien à cause de leurs couvertures publicitaires qui font le bonheur de beaucoup de thématistes, les philatélistes aiment les carnets. Et depuis longtemps !

  Sauf à leur tout début, en France en 1906, car la Poste avait eu la bonne idée d'ajouter 5 centimes au prix des 20 ou 40 timbres qu'ils contenaient, en essayant de les vendre 2 francs 05 alors que leur valeur d'affranchissement n'était que de 2 francs !
On aurait pu trouver mieux comme lancement !

D'ailleurs les oblitérés de cette époque sont rares, relativement.
Et l'essor des carnets n'a vraiment commencé que par la suite, lorsque la "surtaxe" de 5 centimes a heureusement été supprimée.

De plus, ces couvertures, dites "postales" n'étaient pas très fun comme l'on dit de nos jours !

Il s'agissait d'un morceau de papier +/- cartonné de couleur beige, avec quelques inscriptions.
Le strict minimum sur la première page au début, puis sur les autres pages, avec les tarifs postaux...

  C'est dire si il fallait en avoir envie, pour collectionner ces carnets à l'époque !

Il faut croire que ce fut pourtant le cas, car même plus d'un siècle plus tard, on les voit encore assez facilement, en dehors de quelques raretés +/- introuvables.

Il faut dire que les philatélistes étaient nombreux et souvent spécialisés en ce début de XXème siècle.


Ensuite vint la publicité : sur les couvertures, puis sur les bords : Merci à toi Carlos Courmont de nous avoir donné tant de belles pièces pour nos collections !

Mais je m'égare...

Revenons à ces biens tristes carnets dits "avec couverture postale" :
On les connait tous depuis longtemps, certains valent très chers. La plupart d'entre eux sont sur- sur-surcotés, et tous ou presque sont déjà bien rangés depuis longtemps dans les albums de la plupart des amateurs de carnets, sans que l'on n'y prête plus guère d'attention.

On les a et puis c'est tout. On ne sait même pas si on est content de les avoir, mais on les a.

Ils sont hélas devenus quasiment invendables, puisque trop chers et ne manquant plus à grand monde.
Raison de plus de s'en désintéresser.

C'est là où se situe notre erreur !
Il faut toujours savoir garder l'esprit curieux, même pour ce qui ne parait pas en valoir la peine...


Récemment, sur un site de vente belge bien connu, nous avons vu proposer un carnet portant un chiffre 2 en haut de la première page de sa couverture :

 
Le vendeur était un peu trop gourmand, alors je n'ai conservé dans un premier temps que la photo.
Mais un ami encore plus éclairé que moi a su le négocier à un meilleur prix.


Nous en avons alors discuté, car nous avions déjà vu des chiffres et des inscriptions sur les marges de quelques rares feuilles de couvertures non découpées.
Mais il s'agissait des couvertures publicitaires de Monsieur Courmont, imprimées presque 20 ans plus tard. Et ces inscriptions disparaissaient presque à chaque fois lors du massicotage des couvertures au format voulu des carnets.

Ce n'est que lorsque le découpage était décentré, et sur les carnets haut de feuille que l'on pouvait apercevoir un fragment de ces inscriptions marginales.
C'était d'ailleurs aussi le cas de notre carnet avec un 2 qui est bel et bien haut de feuille.

Mais voilà t'y pas que mon ami se souvient avoir vu un jour chez un négociant un morceau de feuille préparée pour la confection de ces fameuses couvertures postales, non découpé. Seule pièce connue !

Et en plus, le haut de cette feuille comportait un chiffre 1 :



Il n'a pas pu s'empêcher de l'acheter, vous vous en doutez bien, et c'est vrai qu'il n'y avait pas mieux  pour faire la paire avec l'autre !


Comme les amateurs le savent, les carnets de l'époque étaient imprimés en typographie à plat sous forme de 2 feuilles de 120 timbres cote à cote, ensuite séparées afin de donner chacune  3 carnets de 40 puis plus tard 6 carnets de 20 timbres.

Nous trouvions donc logique que l'on ait numéroté 1 et 2 les feuilles de 6 couvertures qui devaient avoir le même format, avant leur découpe que les feuilles de timbres.

Deux feuilles de 120 timbres = deux feuilles de 6 couvertures.

Ce numéro situé sur la bordure du haut, dans la marge, était voué à disparaître si la découpe était bien faite, mais pouvait s'apercevoir ou même se voir si la découpe était décalée vers le bas de quelques millimètres.
Ce qui est le cas pour nos exemples.

Bien entendu, cela ne peut concerner que les carnets confectionnés, haut de feuille (avec bordure du haut non dentelée).

En cherchant bien, on a pu retrouver à posteriori d'autres carnets, tous passés inaperçus, sur lesquels une petite partie d'un 1 ou d'un 2 est +/- visible :

 
 
 

Mais voilà que PATATRA, notre belle théorie vient de s'effondrer avec la découverte de ce carnet, bien sûr haut de feuille, portant un magnifique chiffre 4 !



Ne reste plus qu'à dénicher un 3 me direz-vous !

Vous aurez remarqué au passage que pour l'instant, nous n'avons vu que des couvertures au format 110 x 60 mm prévues pour les carnets de timbres à 5 centimes (au type Blanc et/ou Semeuse), à 15 c. et à 25 c. au type Semeuse.

Mais ceci est également possible pour les carnets du 10 c. rouge Semeuse maigre et Semeuse Camée.

A vos albums!....

Comme quoi, même 100 ans plus tard, ces tristes carnets sont encore pleins de mystères.



vendredi 19 avril 2013

Surcharge Grand Liban : Une bien curieuse idée !

Ce timbre surchargé en 1924 présente la particularité d'avoir conservé depuis ses bords de feuille.

Et ceci nous permet d'observer avec un grand intérêt la trace d'un relief (ou foulage) d'une impression dite "à sec" de la surcharge sur ces bords de feuille.

L'inversion que l'on voit de cette surcharge sans encre, ainsi que le pli du papier, prouvent que ces bords de feuille ont été repliés sous le timbre au moment de l'impression de cette surcharge sur le timbre, avec de l'encre bien entendu.

De plus, la surcharge est renversée, ce qui ne gâte rien !

C'est amusant, et en tout cas une bien curieuse idée, non ?

A moins qu'il n'ait été indispensable de le faire, pour des raisons de format de ces panneaux ou de ces feuilles devant être surchargés, qui ne seraient pas rentrés dans la "machine" à surcharger sinon...

Qui sait ?




jeudi 24 janvier 2013

Le Levant soulève un problème !


  Notre chère Semeuse, après la première guerre mondiale, s'en est souvent allée voyager et surtout servir au Proche Orient, notamment en Turquie, pour le service postal civil qui desservait la commission interalliée.

Ceci à partir du mois d'août 1921, et jusqu'en juillet 1923.

  Deux ans de bons et loyaux services, qui ont nécessité au total 10 valeurs différentes de timbres, surchargés uniquement de leur nouvelle valeur d'affranchissement en Piastres et en Paras, ce qui était la monnaie locale d'alors, et sans autre indication de pays. Curieuse idée, d'ailleurs...

Trois séries différentes ont été émises.
Les timbres des deux premières émissions sont assez courants ( Yvert n° 28 à 34 ) et ont été surchargés à Paris, typographiquement en feuilles de 150.

Mais la troisième série est la plus rare, car décidée et fabriquée sur place, pour faire face aux besoins du service qui venait à manquer de certaines valeurs.

Les surcharges ont été apposées à la main ( Yvert 38, 39 et 40) et en quantités bien moindres :
entre 3000 et 7500 exemplaires de chaque valeur seulement furent créés durant les 5 ou 6 jours de pénurie !



C'est dire si les paires avec millésimes de ces trois timbres sont rares : il en a existé entre 60 et 150 !
Et que dire des panneaux de 50 ?






Jolis, non ?

Les tampons ayant servi aux surcharges ont bien entendu été détruits lorsque l'approvisionnement a fini par arriver de la capitale.

  Le caractère manuel de ces surcharges est à l'origine de quelques rarissimes erreurs de surcharges, dont la plus célèbre est celle qui concerne le n° 40 :
il s'agit du 35 c. violet, qui, au lieu de recevoir sa surcharge normalement prévue de 7 Piastres 20 paras, va recevoir par inadvertance celle prévue pour le n° 38 de 1 Piastre 20 Paras.

Il faut dire que la différence n'est pas énorme entre les deux surcharges, et l'on peut aisément comprendre que la faute ait pu être commise, pour le plus grand bonheur des philatélistes que nous sommes !

Une grande rareté venait de naître ! ( Yvert n° 40 a ) :
Tirage connu = 30

En effet, l'employé responsable a fini par s'apercevoir de sa bévue, et a aussitôt rectifié le tir.
Trente exemplaires seulement ont reçu la mauvaise surcharge, ce qui en fait une des plus grandes raretés de notre collection Semeuse !

On sait qu'il existe d'exceptionnelles paires verticales composées des deux valeurs, avec l'erreur en haut :

10 paires existantes possibles au maximum ! Certainement moins !


On en avait déduit que l'erreur touchait les 3 premières rangés de 10 de la feuille, et donc qu'il devait bien exister quelque part une UNIQUE paire avec millésime ! 

Nous l'avons longtemps cherchée, en vain, et puis finalement elle est sortie de sa cachette !

Mais, hélas, pour se vendre un jour "chez Roumet" comme on aurait pu s'y attendre...

Et nous n'avons même pas pu nous en approcher ! Pas moyen de se l'offrir à l'époque !

Alors on en a conservé la photo, pour rêver un peu :
( papier GC de 1918 )


En se disant : "Quel dommage que la paire ait été coupée en deux de la sorte !"

Et même : "Faut-il être c.. pour faire ça !"

Et bien NON : la personne à l'origine de ce sacrilège n'était pas con du tout !

Elle était même à mon avis tout à fait honnête, ce qui légitime encore plus cette splendide variété, et prouve à mon avis qu'elle n'a absolument pas été fabriquée volontairement pour faire plaisir aux philatélistes, ce qui était bien souvent le cas hélas, mais bel et bien par mégarde ! Ce qui la rend si attirante !

En effet, si la paire millésimée avait été composée de 2 timbres avec surcharge erronée, et que l'on ait voulu faire plaisir aux collectionneurs, elle n'aurait jamais été coupée en deux !
Personne ne pourrait le croire.
Or quelqu'un l'a fait.

C'est donc, probablement, que l'autre timbre de la paire avait été revêtu de la bonne surcharge, lui, et que les timbres erronés ont été mis à part, alors que les autres pouvaient tout à fait être utilisés, eux !

Je vous rappelle que l'on en manquait justement de ces timbres à 7 piastres 20 Paras ! 

Ceux avec la mauvaise surcharge se retrouvant être violets au lieu de rouges, ont bien dû être mis de coté.
C'est inévitable.
Et c'est d'ailleurs pourquoi l'on sait depuis qu'il n'en existe que 30. Ou que l'on croit savoir...


L'autre hypothèse serait de penser que la surcharge en question a été apposée sur des blocs de 25 timbres.
Cela s'est déjà vu, pour les premiers surchargés de Syrie par exemple.
Mais deux panneaux de 25, l'un avec l'interpanneau à droite, et l'autre avec l'interpanneau à gauche.
Bizarre !

De plus, les panneaux de 50 vus plus haut vont à l'encontre de cette hypothèse.

Autre possibilité : la surcharge erronnée a été apposée sur les trente premiers timbres oui, mais pas forcément sur les 3 premières rangées de 10 d'une feuille : pourquoi pas sur les 30 premiers timbres de gauche d'une même feuille ?

Et bien NON : 

A notre plus grande surprise, nous avons vu un jour sortir cette autre merveille, toujours "chez Roumet".
Et qui vient briser notre rêve d'antan !
Et qui n'est pas du tout l'autre moitié de notre premier millésime !

Il n'existe donc pas un seul et unique millésime de ce fameux n° 40 a, mais bien deux demi ! Ou plus ?

Bien fait pour celui qui m'a empêché d'acheter le premier à l'époque, en croyant comme moi s'offrir une pièce unique ! 

Il ne lui reste plus qu'à acheter le second...
Ce n'est pas moi qui l'ai en tout cas.

Ce second timbre prouve que l'erreur n'a pas été commise sur les 3 premières rangées de 10 d'une même feuille. Sinon, il ne pourrait exister 2 interpanneaux différents avec le millésime.
C'est déjà pas si mal comme renseignement !

On est à peu près certain qu'il n'existe donc pas dix paires verticales 40 + 40 a.
Cela me rassure car j'en ai une.

Ou bien est-ce que les surcharges ( faites à la main souvenez vous ) ont été apposées sur de petits blocs de ce 35 c. violet dont l'employé disposait ce jour là, et qu'il ne s'est trompé que sur une partie d'entre eux ?

A moins que l'erreur ait été commise sur plus de trente timbres ? On ne le saura jamais.

Qui a décrété qu'il n'en existait que 30 ?
Celui qui a commis l'erreur probablement, et nous avons vu qu'il paraissait honnête...

A moins qu'un des deux timbres millésimés ne soit faux ?
L'expert en question, que j'ai contacté, vous vous en doutez bien, est formel : les deux surcharges sont bien authentiques !
Difficile pour lui de dire le contraire de toute façon...

Et un mystère de plus à éclaircir, un !

N'hésitez pas à me contacter pour me donner votre avis.
Ou bien même si vous voulez un jour vous offrir un de ces 30 fameux timbres,
 que l'on surnomme depuis l'erreur du Levant...







lundi 22 octobre 2012

Une trouvaille !



  Nous avions vu, il y a quelques mois, une spectaculaire et bien curieuse anomalie de piquage dont avaient été victimes quelques carnets rotatifs du 50 c. Semeuse lignée.

  Un célèbre site de ventes sur internet nous a récemment permis d'admirer ce joli carnet au type II B, imprimé à plat au cours de l'été 1929, présentant la splendide variété que voici !

Il s'agit d'un carnet haut de feuille. Issu de la série 175 RP (pour les amateurs spécialistes).

Les dix timbres du haut sont non dentelés, attenant à dix autres timbres normaux.

Les dix paires verticales qui le composent sont toutes différentes qui plus est, du fait de leurs publicités variées, mélangeant anchois,cornichons et les produits de beauté.

C'est peut-être le seul exemple de carnet que vous aurez l'occasion de voir, et qui illustre à merveille le fonctionnement du "peigne" servant à denteler les feuilles imprimées à plat : celui-ci se déplaçait de haut en bas rappelons-le.
Il a ici tout simplement sauté une rangée de timbres.

  A noter que ce type d'accident n'arrivait pas toujours au niveau de la première rangée de timbres d'une feuille, mais pouvait tout aussi bien survenir en plein milieu de celle-ci, comme en témoigne ce bloc :


On voit bien que la dentelure reprenait ensuite son cours au niveau de la rangée du dessous.
Comme si de rien n'était...

Cette anomalie a pu passer facilement inaperçue aux yeux des contrôleurs, une fois le carnet placé dans sa couverture, et il s'est alors retrouvé à la vente aux guichets de la poste, contre la somme de 10 francs de l'époque.

Puis entre les mains d'un heureux acheteur qui a eu la bonne idée de ne pas le découper !

Tant pis s'il a dû en racheter un autre pour affranchir son courrier !
Il n'a pas fait une si mauvaise affaire !

Et tant mieux pour les différents collectionneurs entre les mains desquels le carnet a dû passer depuis...


   J'avais eu la chance d'admirer il y a fort longtemps, à Monaco, l'exposition d'une partie de la collection de Monsieur Françon, qui présentait un carnet similaire, mais avec des publicités différentes : D.U. pour la revue Documentation Unique.

Unique comme ces deux carnets...

J'en avais même pris, et conservé depuis, une photo avec mon appareil sans flash, à travers la vitrine de l'exposition. C'était peut-être formellement interdit, et je m'en excuse aujourd'hui, mais de toute façon sa qualité médiocre n'est pas digne de figurer ici.
Cette photo a toutefois le mérite de témoigner de l'existence d'au moins un autre carnet à moitié non dentelé.

Sauf si il a été découpé depuis...

Quelqu'un l'a t'il vu depuis ?
Entier ou bien sous forme de paires verticales ?

samedi 28 juillet 2012

Oups ! j'ai fait une fausse manoeuvre !



Désolé, mais si vous souhaitez voir mon dernier message, il va vous falloir aller le lire un peu plus bas, comme si c'était en fait mon avant-dernier !.....

A votre avis, magouille ou trouvaille de Castellorizo ?


Cette petite île de la mer Egée, proche de la côte Turque a accueilli en 1920 certains de nos chers timbres au type Semeuse qui ont dû être surchargés pour y servir, suite à la décision du gouverneur militaire de l’île, le lieutenant de vaisseau Terme, commandant alors la base navale.
Un arrêté du 22 juin donna naissance à la première émission comportant 6 valeurs (timbres à 5, 10, 15, 20, 25, et 30 centimes) surchargés O.N.F. Castellorizo (pour Occupation Navale Française).

Les 10 et 25 c. Semeuse sont assez courants, alors que les 4 autres sont très rares.
Cette surcharge était apposée à plat, par blocs de 25 timbres, sans les millésimes, et était de couleur noire ou rouge selon la couleur du timbre.
La valeur qui nous intéresse aujourd'hui est celle à 5 centimes (Yvert n° 137) :


 
Une deuxième émission lui fera rapidement suite le 26.08.1920, à partir de timbres apportés de France par le navire « La Provence », à bord duquel ils ont été surchargés grâce à un nouveau cachet fabriqué sur place : cette fois-ci il a été décidé O F Castellorizo (pour Occupation Française).
Quatre valeurs seulement : 5, 10, 20, et 25 c. dont le tirage ne serait que de 500 exemplaires pour chaque valeur !

Sur le même 5 centimes, la surcharge n'est plus rouge, mais noire :

Remarquez le Z toujours à l'envers sur cette surcharge.

Elle existe aussi inversée, apposée de bas en haut.

Les timbres sont sur papier G.C.

Et l'on connait de très rares millésimes de cette émission (9 pour 1919 avec ce 5 centimes).


Là où cela devient intéressant, c'est que pendant la période qui a précédé l'arrivée des timbres au type Semeuse, on avait utilisé des timbres de France ou du Levant, surchargés en noir ainsi

B.N.F. Castellorizo (pour Base Navale Française).
Cependant, personne n'avait jamais signalé l'existence de cette première surcharge de Castellorizo sur des timbres au type Semeuse !

C'est pourquoi mon sang n'a fait qu'un tour l'autre jour, en voyant cette jolie paire avec millésime proposée à la vente sur internet :


Le papier est bien un G.C. et le millésime bien de 1919.

La surcharge ressemble beaucoup à celle connue sur d'autres timbres, bien qu'on la voie d'habitude plus finement imprimée, moins empâtée.
Alors, d'après vous, est-ce une merveilleuse découverte, un chopin comme l'on dit ?
Ou bien une vulgaire supercherie, une fausse surcharge sur de vrais timbres ?
Toujours est-il que j'avais décidé de l'acheter, car le prix proposé était faible, et même pour le coté purement anecdotique, j'étais preneur.

Avec malgré tout l'arrière pensée de peut-être faire une belle affaire !...
Car, enfin, soyons logiques : pourquoi donc un faussaire se serait donné la peine de créer un faux, alors qu'il n'existe pas d'original connu de ce timbre avec cette surcharge ? ? ?
Personnellement, c'est ce qui me poussait à croire à son authenticité !

Toujours est-il que le sort m'a joué un sale tour : au moment d'enchérir, dans les dernières secondes de la vente, mon ordinateur a été victime d'un "bug", et mon enchère n'a pas été prise en compte !

Faisant le bonheur d'un autre collectionneur pour quelques euros...
J'enrage encore !
Sachez tout de même que l'île avait été évacuée par les autorités Françaises le 21.08.1921, pour être confiée aux Italiens.