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mercredi 2 mai 2012

Coins datés, variétés et raretés : ça rime aussi parfois !


Nous avions vu il y a quelques jours, de jolies variétés au type Semeuse, datant des premières années de l'impression rotative. Les techniciens de l'époque avaient, nous le reconnaissons, bien des circonstances atténuantes pour expliquer les dysfonctionnements de leurs machines !

Quarante années plus tard, la modernisation étant passée par là, la Semeuse est à présent en nouveaux francs, et les timbres sont imprimés en deux couleurs, donc en deux temps.
Les variétés d'impression ou de piquage sont devenues bien moins fréquentes.

Ce coin daté m'a été proposé en raison du léger décalage de l'effigie rose par rapport au fond turquoise.
Rien de bien spectaculaire ni de bien rare, donc pas trop cher...

Mais il s'agit en fait bel et bien d'une vraie rareté, non pas à cause de cette amusante variété, mais à cause de sa date d'impression !

En effet, ce timbre a été imprimé par intermittence de la fin de l'année 1959, en prévision du passage aux nouveaux francs, et pour marquer le coup comme l'on dit, jusqu'à la fin de l'année 1964.
Les rendements élevés des rotatives modernes font que ces coins datés ne sont pas rares du tout.

Seuls les amateurs de coins datés savent qu'il y a eu 25 tirages ou parties de tirages pour ce timbre.

Un seul tirage n'a duré qu'une seule journée :
il s'agit du le premier tirage identifié par les galvanos I+L, qui a été imprimé en date du 29 mai 1963.

Et voilà ! On pense vendre une jolie petite variété, et on achète en fait une jolie rareté !

Encore fallait-il s'intéresser aux coins datés pour ne pas la laisser passer...

mardi 1 mai 2012

Et un de plus !

Et voilà !
Il n'y avait qu'à demander !
Un de nos amis, grand collectionneur de carnets, avait lui aussi dans sa collection une de ces merveilles, dont voici la photo :


Vous pouvez constater qu'il est très similaire à celui du bas de mon article précédent.

Je l'ai ajouté au bas de ce petit montage photo, puis, grâce à un bidouillage informatique, je n'ai laissé apparaître que la dentelure imparfaite de ces trois carnets :



Ceci nous permet de mieux visualiser le dysfonctionnement technique survenu ce jour là au cours de l'étape de la perforation !

Sans pour autant nous donner une réponse complète :
-est-ce que les picots du peigne se sont dérèglés par endroits ?
-est-ce que ce serait le peigne lui même qui s'est plié ou tordu ?
-est-ce que les trous qui devaient se trouver sous la "feuille" pour laisser passer les picots ont été obstrués ?

Le mystère persiste...